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"L’expérience transmise oralement est la source où tous les narrateurs ont puisé. Et parmi ceux qui ont couché par écrit des histoires, ceux-là sont de grands narrateurs dont le texte s’écarte le moins des paroles des innombrables narrateurs anonymes. Il faut du reste distinguer parmi ces derniers deux groupes qui ne cessent sans doute de se pénétrer l’un l’autre. Le narrateur ne doit sa plénitude qu’à cette double origine."
Argumentation d’Oriane (crayon de couleur bleu clair): tout est narration, fiction, tout discours peut s’intégrer naturellement dans un roman. Ce passage interviendra pour moi au moment où Elstir rapporte comment il a décidé d’écrire un roman à partir des événements asiatiques auxquels le Général Proust a été mêlé (récit 25, chapitre 13). Il aura la forme suivante (c'est lui qui me parle): «L’expérience transmise oralement est la source où puisent tous les narrateurs. Et parmi ceux qui ont couché par écrit des histoires, ceux-là sont de grands narrateurs dont le texte s’écarte le moins des paroles des innombrables narrateurs anonymes qu’il a été amené à rencontrer. Il faut du reste distinguer parmi ces derniers deux groupes qui ne cessent sans doute de se pénétrer l’un l’autre. Le narrateur ne doit sa plénitude qu’à cette double origine.»
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